Origines du Paramoteur – « En savoir plus »

9782364930032Les premiers parapentistes 

Gérard Bosson

Les premiers paramoteuristes

François SIEKLUCKI

Alors que les premières ailes souples sont arrivées en France, dans le parachutisme sportif en
1972, c’est en 1984 qu’un engin motorisé, équipé d’une aile souple, est né aux Etats-Unis mis
au point par Steve Snyder, c’était le « Paraplane ».

Viendront ensuite quelques exemplaires du « Buckeye» et en 1986 l’anglais Mike Byrne fait par-
Ier de son Paratrike dans les revues spécialisées.

Le « Paraplane » lui, était équipé d’un chariot et de deux moteurs Solo avec hélices contraro-
tatives, donc sans couple gyroscopique, et il était accroché à une aile de type parachute d’en-
viron 35 m’.

Ce matériel a été importé en France par Gérard Feldzer qui a traversé la Manche avec dans le
sens Angleterre-France et ce en automne 1984.

Mais en 1981 Bernd Gärtig, un Allemand, avait déjà réalisé lui le premier vol avec un paramo-
teur décollage à pied, équipé d’une aile parachute construite de ses mains.

Il tint cette tentative secrète pendant plusieurs années: il y a tout de même des modestes!
L’aile était constituée de 7 caissons, pesait 10 kg, sa surface était de 30 m’et son concepteur
allait ensuite la faire évoluer en 9 puis 11 caissons; le moteur quant à lui était un Solo de
210 cm³ avec une hélice de 84 cm de diamètre montée en prise directe sur le vilebrequin ce qui
engendrait un bruit de « Stuka» : 1 108 km/h en bout de pale!

La cage de protection de l’hélice était déjà là et le réservoir d’essence était placé sous le
moteur.

L’ensemble, sans l’aile, pesait 21 kg, ce qui était déjà très peu, mais la finesse était à peine
supérieure à 3 ce qui obligeait l’utilisation de 80 % de la puissance pour une vitesse en palier
de 37 km/h ; le taux de chute était de plus de 3 mis, le taux de montée d’à peine 1 mis et la
consommation d’environ 5 à 6 I/h, malgré un pilote léger de 65 kg tout équipé.

Le bruit de cet appareil était incompatible avec la très stricte réglementation allemande de
55 dba (décibels) et, le paramoteur étant un ULM, il ne pouvait décoller, en Allemagne, que
d’un terrain d’aviation, avec les contraintes que cela représente.

L’évolution ne se fait pas et, fin 1986, cinq ans après, Bernd cherchait encore un fabricant.
Cependant en 1983, Dieter Unbehaum, un ingénieur allemand, avait déposé le premier brevet
paramoteur et, avec le moteur König, des « premières» étaient réalisées sans que cela ne
passe pour autant dans le domaine public.

En France, certains craignant pour leurs jambes et leur colonne vertébrale, proposent sur le
papier, des systèmes à roulettes, baptisés à l’époque « brouette volante» et, comme le disait
son auteur, « après le sac à dos volant, la brouette volante: la réponse est entre vos mains ».

La brouette de Jean-Louis LAINÉ n’a pas eu de suite mais il fallait bien tout imaginer, mieux
tout essayer, afin d’éliminer et ensuite mettre au point ce qui allait petit à petit nous convenir.

D’ailleurs en ce qui concerne les roulettes, beaucoup avait été fait en 1986 avec le Paratrike
devenu Skybuggy en 1988 alors que le Parafan de la société « Centrair » au Blanc volait déjà
depuis 1985, sous la houlette de Marc RANJON, P.D.G. de la société, et ce avec plus ou moins
de bonheur compte tenu des ailes de parachute, françaises ou américaines, proposées à l’é-
poque par « Parachutes de France» ou par « Paraflite »

Extrait de son livre « La maîtrise PARAMOTEUR« 

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